The Bets, the Cans, stuck in a coffin,

Slumber, daylight, striking all alike,

Torpor, horror, a dead cat in a bin,

Praise me, servant, I may give you a hike.

Après avoir accédé au sous-sol de la tour de l’Ancien Nosferatu Rhadamante à Minoa, Belmont, Doolin et Hopkins se retrouvent sans explication dans le refuge de Willy Tenders, en compagnie de Wilde, Dickens, et de Seth et Saint Jean, de la coterie de Bethleem. En plein Allentown, le fief de Cypher, celui qui les a unis dans la lutte contre l’hégémonie du Dominion avant de disparaître dans un accident d’hélicoptère. Il fait jour et ils sont éveillés, étrangement actifs mais affaiblis sans avoir la moindre idée de la manière dont ils sont arrivés dans ce repaire.

Un appartement de vampire, de revenant (quelle différence aux yeux d’Inpou ?), le sang d’un Neonate sur un couteau abandonné dans une salle de bains, Seth au flanc déchiré par les griffes d’une créature inconnue, les notes éparses de Willy Tenders concernant les affaires en cours qui retiennent l’attention des Canaanites. Et des Bethleemites. Une poignée d’heures d’investigation conduit les deux parties à saisir leur proximité et leurs différences. Alors que les Bets sont ancrés dans le terroir et l’histoire de leur coterie, sur les traces du destin de Cypher et les origines de la situation locale, les Cans courent après les conséquences immédiates de la destruction d’Exeter et de Rhadamante au Fulton Opera de Lancaster concomitant au réveil de Neolin. Les deux groupes se croisent et se manquent de peu, gravitant autour de Minoa.

Il est confirmé qu’Exeter et Rhadamante avaient rendez-vous à l’opéra et que cette opération intéressait au plus haut point Wynona, Bronson et Tenders. Il est possible que le groupement militaro-occulte des « Walkiries » comme les appellent les Bets, soit d’une manière ou d’une autre, un allié ou un partenaire de Rhadamante. Ces mortels notamment basés à New London sont capables de les détecter et de les neutraliser et auraient été en affaire avec Rhadamante au sujet de mystérieux objets. Marchands d’artefacts et d’anciens secrets ? Quel rôle dans les menées de l’Ancien Nosferatu et dans sa disparition ?

Surtout, une nouvelle force se dessine, peut-être la plus fondamentale et la plus redoutable de la partie qui se joue. Entre les indices collectés à l’opéra, les runes retrouvées chez Tenders et les souvenirs erratiques crachés par le Pentium de Bethleem, Bets et Cans saisissent qu’une chose ancienne traque les vampires des environs et se montre de taille à éliminer les plus puissants représentants de la Famille. Comme si une guerre oubliée reprenait après des siècles de somnolence. Une guerre qui prendrait ses origines dans la vieille Europe et aurait suivi les vampires qui ont émigré aux Etats-Unis. Qui est cette sorcière aux yeux de glace dont la simple photo peut pétrifier d’effroi ?

Quelque chose bouillonne dans les profondeurs de ce pays, Belmont le sait. Les Portes de la Duat tremblent et menacent l’équilibre entre haut et bas, entre vie et mort, entre ordre et chaos. Carlyle y travaille en étendant son influence dans les souterrains new-yorkais et la reine Erzebeth ressemble de plus en plus à une marionnette fabriquée de toutes pièces, un prête-nom derrière lequel il se cache. Quelque chose est à l’oeuvre, excitant les démons inférieurs qui s’agrippent aux lignes de force et au symboles authentiques pour se frayer un chemin vers la surface et se soumettre à leurs maîtres cachés. Les Fils de Bélial se répandent dans les rues, ne respectent ni le Sang ni le Domaine. Des enfants d’Apep.

Une fois une sortie sûre trouvée dans l’immeuble de Tenders, Bets et Cans, libérés, trébuchent sur un clochard porteur d’un message. Ils ont été sauvés et dissimulés par un mystérieux bienfaiteur qui a également porté secours à Tenders. Mais désormais, « elle » les traque. La sorcière.

Qui les a sauvés ? A quoi ont-ils échappé ? Qui est cette sorcière dont l’arrivée semble entraîner dans son sillage destructions et renaissances ?

Les légendes Mekhet parlent de déesses nées de la nuit qui portent leurs crocs à la gorge même du soleil, destructrices d’empires. Tu vois où je veux en venir, Belmont ?

Killing floor – Howlin’ Wolf (1964)